Migrations et contrôle des frontières
En 2023, plus de 2 500 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée. La mer est devenue la frontière la plus meurtrière du monde. Pourtant, les migrations ne représentent que 3,6% de la population mondiale. Les migrations internationales sont au cœur des débats sur les frontières. Les États cherchent à contrôler les flux de personnes entrant sur leur territoire, au nom de la souveraineté et de la sécurité. Ce contrôle se heurte aux réalités des migrations (push and pull factors) et aux obligations du droit international (droit d'asile, non-refoulement). La « crise migratoire » de 2015 en Europe a cristallisé ces tensions. Comment le contrôle des frontières face aux migrations illustre-t-il les tensions entre souveraineté des États, enjeux sécuritaires et respect des droits humains ?
1I. Les migrations internationales : un phénomène mondial
Les migrations internationales constituent un phénomène ancien, structurel et diversifié.
Points cles
- A. L'ampleur des migrations mondiales
- B. Les facteurs des migrations
2II. Le renforcement des contrôles frontaliers
Face aux migrations, les États ont considérablement renforcé le contrôle de leurs frontières.
Points cles
- A. Les dispositifs de contrôle
- B. Les politiques migratoires
3III. Les tensions entre contrôle et droits humains
Le contrôle des frontières génère des tensions avec les droits humains et le droit international.
Points cles
- A. Les obligations du droit international
- B. Les violations et les dilemmes
Synthese
281 millions de migrants internationaux (3,6% de la population mondiale), dont 100 millions de déplacés forcés Les migrations s'expliquent par des push factors (guerres, pauvreté, climat) et des pull factors (emploi, sécurité, famille) Le contrôle des frontières s'est intensifié : murs, technologies, Frontex, externalisation Le droit international impose des obligations (non-refoulement, droit d'asile) qui entrent en tension avec la souveraineté Les violations des droits humains (pushbacks, naufrages, conditions de rétention) posent des dilemmes éthiques
