L'espace Schengen : frontières abolies, frontières renforcées
Traverser la frontière entre la France et l'Allemagne ne prend que quelques secondes, sans contrôle. Mais aux portes de l'Europe, à Melilla ou Lampedusa, des murs, des clôtures et des patrouilles empêchent les migrants d'entrer. Deux visages de la même frontière européenne. L'espace Schengen, créé en 1985, est une expérience unique : 27 pays ont aboli les contrôles à leurs frontières communes, permettant à 400 millions d'Européens de circuler librement. Mais cette abolition des frontières intérieures s'est accompagnée d'un renforcement des frontières extérieures. Les crises (migratoire, terroriste, sanitaire) ont mis à l'épreuve ce système, conduisant à des remises en question. Comment l'espace Schengen illustre-t-il les contradictions de la gestion des frontières en Europe : abolition interne et renforcement externe ?
1I. La construction de l'espace Schengen : abolir les frontières internes
L'espace Schengen s'est construit progressivement, passant de 5 pays fondateurs à 27 membres.
Points cles
- A. La genèse de Schengen (1985-1995)
- B. L'élargissement progressif
2II. Les frontières externes : le renforcement de la « forteresse Europe »
L'abolition des frontières internes s'est accompagnée d'un renforcement des frontières extérieures de l'espace Schengen.
Points cles
- A. La surveillance des frontières extérieures
- B. La gestion des flux migratoires
3III. Les crises et l'avenir de Schengen
L'espace Schengen a été mis à l'épreuve par plusieurs crises, conduisant à des remises en question.
Points cles
- A. Les rétablissements de contrôles aux frontières
- B. Réformer ou défaire Schengen ?
Synthese
L'espace Schengen (27 pays, 400 millions d'habitants) permet la libre circulation sans contrôles aux frontières internes L'abolition des frontières internes s'est accompagnée d'un renforcement des frontières externes (Frontex, murs, technologie) La crise migratoire de 2015 a mis en lumière les failles du système et conduit à des réformes Les rétablissements de contrôles (terrorisme, migration, Covid) remettent en question le principe de libre circulation Schengen illustre la tension entre ouverture et sécurité, entre intégration européenne et souveraineté nationale
