Le soft power : puissance culturelle et attraction

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En 2023, la série coréenne 'Squid Game' est regardée par 142 millions de foyers dans le monde, battant tous les records de Netflix. La K-pop génère 10 milliards de dollars et les touristes affluent à Séoul. La Corée du Sud, puissance moyenne, est devenue une superpuissance culturelle. Le soft power, théorisé par le politologue américain Joseph Nye en 1990, désigne la capacité d'un État à obtenir ce qu'il veut par l'attraction plutôt que par la coercition. À l'heure de la mondialisation culturelle, des réseaux sociaux et des plateformes de streaming, le soft power est devenu un enjeu majeur des relations internationales. Les États investissent massivement dans leur image de marque et leur rayonnement culturel. Comment le soft power permet-il aux États d'exercer une influence mondiale et quelles en sont les limites ?

1I. Le soft power : concept et instruments

Le soft power se distingue du hard power par ses méthodes : plutôt que de contraindre, il s'agit de séduire et d'attirer. Cette forme de puissance repose sur des ressources immatérielles et s'exerce par des canaux multiples.

Points cles

  • A. Les trois piliers du soft power selon Joseph Nye
  • B. Les instruments du soft power

2II. Le soft power américain : un modèle hégémonique

Les États-Unis ont été les pionniers du soft power et restent la première puissance culturelle mondiale, malgré des contestations croissantes. Leur rayonnement combine puissance économique des industries culturelles et attractivité des valeurs américaines.

Points cles

  • A. Les ressources du soft power américain
  • B. Les limites et contestations du soft power américain

3III. Les autres acteurs du soft power et leurs stratégies

Face au modèle américain, d'autres puissances développent leurs propres stratégies de soft power, avec des succès variables. La France, le Royaume-Uni, la Chine, la Corée du Sud incarnent des modèles différents.

Points cles

  • A. Le soft power français et européen
  • B. Les soft powers émergents : Chine, Corée du Sud, Turquie

Synthese

Le soft power est la capacité d'influence par l'attraction : culture, valeurs politiques, politique étrangère (Joseph Nye, 1990) Les instruments du soft power sont variés : industries culturelles, éducation, médias, langue, tourisme, marques, diplomatie publique Les États-Unis dominent par Hollywood, les universités, les GAFAM, mais leur soft power est contesté (antiaméricanisme, écart valeurs/pratiques) La France est une grande puissance du soft power : patrimoine, gastronomie, langue, mode, diplomatie De nouveaux acteurs émergent : Corée du Sud (K-pop, séries), Chine (Instituts Confucius), Turquie (séries TV)

Mots-cles

soft powerHollywoodAmerican Dreamdiplomatie publiqueindustrie culturelleexception culturelle
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