La culture comme arme géopolitique
En 2019, la série sud-coréenne « Squid Game » a été vue par 142 millions de foyers dans le monde en quatre semaines. La K-pop groupe BTS a généré 5 milliards de dollars pour l'économie sud-coréenne en 2019. La culture, nouvelle arme des nations. Au-delà du hard power militaire et économique, les États développent des stratégies culturelles pour renforcer leur influence internationale. La « diplomatie culturelle » utilise la langue, les arts, l'éducation, les médias comme vecteurs de soft power. Dans un monde multipolaire, la culture devient un champ de bataille géopolitique où s'affrontent modèles américain, chinois, russe, européen. Comment les États utilisent-ils la culture comme instrument de leur puissance, et quels sont les enjeux de cette « diplomatie culturelle » dans un monde multipolaire ?
1I. La diplomatie culturelle, outil historique de puissance
L'utilisation de la culture comme instrument diplomatique n'est pas nouvelle. Elle s'est institutionnalisée au XXe siècle, notamment pendant la Guerre froide.
Points cles
- A. Les origines de la diplomatie culturelle
- B. La Guerre froide, guerre culturelle
2II. Les stratégies culturelles des grandes puissances
Au XXIe siècle, les grandes puissances déploient des stratégies culturelles sophistiquées pour projeter leur influence.
Points cles
- A. Les puissances occidentales : États-Unis, France, Europe
- B. Les puissances montantes : Chine, Russie, Corée du Sud
3III. Enjeux et limites de la culture comme arme géopolitique
La diplomatie culturelle soulève des questions sur son efficacité réelle et les tensions entre influence culturelle et respect de la diversité.
Points cles
- A. Les enjeux stratégiques contemporains
- B. Les limites de la diplomatie culturelle
Synthese
La diplomatie culturelle utilise la langue, les arts, l'éducation, les médias comme instruments de soft power Elle s'est institutionnalisée au XXe siècle (Alliance française, British Council) et intensifiée pendant la Guerre froide Les États-Unis dominent par leurs industries culturelles privées (Hollywood, GAFAM), la France défend l'exception culturelle La Chine (Instituts Confucius) et la Corée du Sud (K-pop, K-drama) développent leurs propres stratégies La culture est un enjeu géopolitique mais son efficacité comme soft power a des limites
