L'Empire ottoman, de l'essor au déclin
En 1453, le sultan Mehmed II conquiert Constantinople, mettant fin à l'Empire byzantin millénaire et faisant de l'Empire ottoman une puissance majeure aux portes de l'Europe. L'Empire ottoman (1299-1922) constitue l'un des plus grands empires de l'histoire, s'étendant sur trois continents à son apogée. Son étude permet de comprendre les mécanismes d'essor et de déclin d'une grande puissance, ainsi que les héritages géopolitiques au Moyen-Orient et dans les Balkans. Comment l'Empire ottoman est-il passé du statut de puissance dominante à celui d'« homme malade de l'Europe », et quelles sont les conséquences géopolitiques de sa disparition ?
1I. L'essor ottoman : la construction d'un empire multiethnique
L'Empire ottoman naît au tournant du XIVe siècle comme une petite principauté turque en Anatolie, avant de devenir en deux siècles une puissance majeure dominant le bassin méditerranéen oriental.
Points cles
- A. Les fondements de la puissance ottomane
- B. L'expansion territoriale (XVe-XVIe siècle)
2II. L'apogée sous Soliman : une puissance militaire et culturelle
Le règne de Soliman le Magnifique (1520-1566) représente l'âge d'or de l'Empire ottoman, période de rayonnement militaire, culturel et institutionnel.
Points cles
- A. La puissance militaire et diplomatique
- B. Le rayonnement culturel et institutionnel
3III. Le déclin et le démembrement : l'« homme malade de l'Europe »
À partir du XVIIe siècle, l'Empire ottoman entre dans une phase de déclin relatif, s'accélérant au XIXe siècle jusqu'à la disparition de l'Empire en 1922.
Points cles
- A. Les facteurs du déclin (XVIIe-XIXe siècle)
- B. L'effondrement et l'héritage géopolitique
Synthese
L'Empire ottoman s'est construit sur une armée puissante (janissaires), le contrôle des routes commerciales et une relative tolérance religieuse (système du millet) L'apogée sous Soliman le Magnifique (1520-1566) fait de l'Empire une puissance militaire, diplomatique et culturelle majeure aux portes de l'Europe Le déclin s'amorce au XVIIe siècle avec les reculs militaires face à la Russie et l'Autriche, s'accélérant au XIXe siècle (« homme malade de l'Europe ») Le démembrement après 1918 crée les frontières actuelles du Moyen-Orient et laisse un héritage de conflits durables (questions arménienne, kurde, palestinienne)
