Le hard power : puissance militaire et économique
Le 24 février 2022, la Russie envahit l'Ukraine avec 200 000 soldats. En réponse, les Occidentaux gèlent 300 milliards de dollars d'avoirs russes et excluent les banques russes du système SWIFT. Deux formes de hard power s'affrontent : militaire contre économique. Le hard power, ou 'puissance dure', désigne la capacité d'un État à imposer sa volonté par la contrainte. Théorisé par Joseph Nye (Harvard) à la fin de la Guerre froide, ce concept distingue la coercition (militaire et économique) de l'attraction (soft power). Malgré l'essor du soft power au XXIe siècle, le hard power reste central dans les relations internationales, comme le rappellent les guerres en Ukraine, en Syrie, au Yémen ou les tensions en mer de Chine. Comment le hard power s'exerce-t-il dans les relations internationales contemporaines et quelles sont ses limites ?
1I. La puissance militaire : instruments et acteurs
La puissance militaire reste le fondement ultime du hard power. Elle repose sur des capacités conventionnelles (armées, équipements) et nucléaires (dissuasion), ainsi que sur des alliances qui démultiplient la force.
Points cles
- A. Les composantes de la puissance militaire
- B. Les alliances militaires : multiplicateurs de puissance
2II. L'économie comme arme : sanctions et dépendances
L'économie est devenue un instrument majeur du hard power. Les sanctions économiques, les contrôles des exportations et l'exploitation des dépendances permettent de contraindre sans recourir à la force armée.
Points cles
- A. Les sanctions économiques : une arme à double tranchant
- B. Les dépendances économiques comme levier de puissance
3III. Les limites du hard power
Malgré son importance, le hard power présente des limites significatives. Les échecs militaires américains, les effets pervers des sanctions et la résistance des populations montrent que la force ne suffit pas à imposer sa volonté.
Points cles
- A. Les échecs de la puissance militaire
- B. Les effets pervers et le coût du hard power
Synthese
Le hard power repose sur la contrainte : puissance militaire (armées, nucléaire, alliances) et économique (sanctions, dépendances) Les États-Unis dominent le hard power militaire (877 Mds $ de budget, 750 bases, 11 porte-avions) et économique (dollar, SWIFT) Les sanctions économiques sont devenues une arme majeure, comme le montre la réponse à l'invasion russe de l'Ukraine Le hard power a des limites : échecs militaires (Vietnam, Irak, Afghanistan), effets pervers des sanctions, coûts économiques et d'image
