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Les commissions vérité et réconciliation
En 1996, lors des auditions de la Commission Vérité et Réconciliation sud-africaine, un ancien policier de l'apartheid décrit froidement comment il plaçait une cagoule humide sur la tête des prisonniers avant de les électrocuter. Cette révélation publique illustre le choc de la vérité comme fondement d'une nouvelle société. Comment une nation peut-elle se reconstruire après des décennies de violence systémique ?
La Cour pénale internationale
Le 17 juillet 1998, 120 États adoptent le Statut de Rome, créant la première juridiction pénale internationale permanente. Pourtant, en 2024, des chefs d'État comme Vladimir Poutine font l'objet de mandats d'arrêt de la CPI tout en continuant d'exercer le pouvoir. Comment une institution conçue pour mettre fin à l'impunité des crimes les plus graves peut-elle fonctionner dans un monde d'États souverains ?
Mémoire et histoire : définitions et distinctions
En 1995, le président Jacques Chirac reconnaît officiellement la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette déclaration historique illustre comment la mémoire d'un événement peut évoluer et influencer la perception publique, des décennies après les faits.
Le génocide des Tsiganes (Porajmos)
Le 2 août 1944, dans la nuit dite 'de la liquidation des Tsiganes' à Auschwitz-Birkenau, près de 3 000 Roms et Sinti sont gazés dans le camp BIIe, le 'camp des familles tsiganes'. Cet événement, longtemps absent des récits mémoriels dominants, symbolise le caractère spécifique et systématique de la persécution nazie envers ces populations. Pourquoi parle-t-on d'un 'génocide oublié' ?
Les lieux de mémoire
En 2020, la statue de Victor Schœlcher, figure de l'abolition de l'esclavage, a été déboulonnée en Martinique par des militants anticolonialistes. Cet acte révèle les tensions mémorielles qui traversent notre société. Qu'est-ce qu'un lieu de mémoire et pourquoi ces espaces cristallisent-ils autant de passions et de conflits ?
Les lois mémorielles
En 1990, la France devient le premier pays européen à adopter une loi spécifique criminalisant la contestation des crimes contre l'humanité. Cette loi Gayssot, du nom du député communiste Jean-Claude Gayssot, marque le début d'une série de textes législatifs qui font de la mémoire un objet de droit. Mais cette judiciarisation du passé soulève des questions fondamentales sur la relation entre histoire, mémoire et justice.
Les mémoires de la colonisation
Le 17 octobre 1961, des centaines d'Algériens manifestant pacifiquement à Paris sont violemment réprimés par la police française, faisant des dizaines de morts. Cet événement, longtemps occulté, symbolise les silences et les tensions qui entourent les mémoires de la colonisation en France. Comment une nation construit-elle son récit sur un passé colonial qui a façonné son identité et ses relations avec le monde ?
La mémoire de l'esclavage
Le 10 mai 2001, la France adoptait la loi Taubira reconnaissant la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Pourtant, près de 25 ans plus tard, les débats sur la mémoire de l'esclavage restent vifs, comme en témoignent les polémiques récurrentes autour des réparations ou de la place des figures esclavagistes dans l'espace public.
La mémoire de la Shoah
En 2023, Yad Vashem a identifié 5,5 millions de noms de victimes de la Shoah, mais près de 1,5 million restent anonymes. Comment une société peut-elle prévenir l'oubli d'un crime de masse ? La mémoire de la Shoah est un enjeu contemporain qui dépasse le simple souvenir pour devenir un outil éducatif et politique.
Mémoire vivante et transmission
Le 27 janvier 2020, Simone Veil entrait au Panthéon, 75 ans après la libération du camp d'Auschwitz où elle fut déportée. Sa mémoire, portée par son témoignage et son action politique, incarne le passage fragile du témoignage individuel à la mémoire collective. Que se passe-t-il lorsque les derniers témoins directs disparaissent ?
Mémoires de la guerre d'Algérie
Le 17 octobre 1961, des centaines d'Algériens manifestant pacifiquement à Paris sont violemment réprimés par la police française, certains étant jetés dans la Seine. Cet événement, longtemps occulté, symbolise les mémoires conflictuelles de la guerre d'Algérie. Comment une guerre qui s'est officiellement terminée en 1962 continue-t-elle de diviser les mémoires en France ?
Mémoires de la Seconde Guerre mondiale
En 1995, le président Jacques Chirac reconnaît officiellement la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs. Cette déclaration marque un tournant majeur dans la mémoire nationale, près de 50 ans après la fin de la guerre. Comment expliquer une telle évolution ?
Le procès de Nuremberg
Le 20 novembre 1945, dans une ville allemande en ruines, s'ouvre un procès sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Pour la première fois, des dirigeants d'un État sont jugés collectivement pour des crimes d'une ampleur inédite. Comment la justice peut-elle répondre à l'horreur de la Shoah et de la guerre totale ?
La Shoah : histoire et singularité
Entre 1941 et 1945, près de 6 millions de Juifs européens furent systématiquement assassinés par l'Allemagne nazie et ses collaborateurs. À Auschwitz-Birkenau, le plus grand complexe concentrationnaire, environ 1,1 million de personnes, dont 960 000 Juifs, furent gazées et brûlées dans des fours crématoires.
