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Bac HGGSP : l'essentiel sur les espaces maritimes

25 juillet 2026 7 min de lecture

Les espaces maritimes sont au cœur des relations internationales contemporaines. En HGGSP, tu dois comprendre comment les mers et océans sont devenus des enjeux stratégiques, économiques et juridiques majeurs. Cet article te donne les clés pour maîtriser le thème, avec des exemples précis et des conseils pour le bac.

Qu'est-ce qu'un espace maritime en HGGSP ?

Un espace maritime désigne une étendue d'eau salée, mais en géopolitique, il s'agit surtout d'un territoire sur lequel s'exercent des droits de souveraineté, de juridiction ou de libre circulation. La notion est indissociable du droit de la mer, codifié par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM, signée en 1982, entrée en vigueur en 1994). Ce texte définit plusieurs zones maritimes :

  • Eaux territoriales : jusqu'à 12 milles marins (environ 22 km) depuis la ligne de base (côte à marée basse). L'État côtier y exerce une souveraineté pleine, sous réserve du droit de passage inoffensif pour les navires étrangers.
  • Zone contiguë : jusqu'à 24 milles, où l'État peut exercer des contrôles pour prévenir les infractions douanières, fiscales ou sanitaires.
  • Zone économique exclusive (ZEE) : jusqu'à 200 milles (370 km). L'État côtier a des droits souverains sur les ressources naturelles (poissons, hydrocarbures, minéraux) et la juridiction sur les installations et la recherche scientifique. En revanche, la liberté de navigation et de survol est maintenue.
  • Plateau continental : prolongement naturel du territoire terrestre sous la mer, jusqu'à 350 milles maximum. L'État y exploite les ressources du sol et du sous-sol (pétrole, gaz, nodules polymétalliques).
  • Haute mer : au-delà des ZEE, elle est libre et appartient à tous (principe de liberté des mers).

Ces zones sont la source de nombreuses frontières maritimes, qui délimitent les espaces sous juridiction nationale. Contrairement aux frontières terrestres, elles sont souvent floues et contestées, car les États cherchent à maximiser leur ZEE ou leur plateau continental.

Pourquoi les espaces maritimes sont-ils stratégiques ?

Les mers et océans couvrent 71 % de la surface terrestre et concentrent des enjeux vitaux :

Ressources halieutiques et énergétiques

La pêche fournit plus de 15 % des protéines animales consommées dans le monde. Les stocks sont menacés par la surexploitation, ce qui alimente des tensions (ex. : guerre du thon dans l'océan Indien). Les hydrocarbures offshore représentent environ 30 % de la production mondiale de pétrole et de gaz. Le golfe de Guinée, par exemple, est convoité pour ses réserves, mais aussi miné par la piraterie.

Routes commerciales

90 % du commerce mondial transite par la mer. Les détroits (Malacca, Hormuz, Bab el-Mandeb, Suez, Panama) sont des goulets d'étranglement où se joue la fluidité des échanges. Le détroit de Malacca, emprunté par 25 % du commerce maritime mondial, est un point de passage clé entre l'océan Indien et le Pacifique, mais aussi une zone de tensions entre la Chine, les États-Unis et les pays riverains (Indonésie, Malaisie, Singapour).

Enjeux militaires

La maîtrise des mers est un vecteur de puissance. Les États-Unis disposent de la première marine de guerre mondiale, avec 11 porte-avions et des bases disséminées (ex. : base de Diego Garcia dans l'océan Indien). La Chine, avec sa stratégie de la « route de la soie maritime », construit des bases militaires à Djibouti (2017) et développe une marine de haute mer pour protéger ses intérêts. La liberté de navigation est un principe défendu par les puissances maritimes, mais contesté par les États côtiers qui veulent étendre leur contrôle.

Études de cas : des frontières maritimes contestées

La mer de Chine méridionale

Ce bras de mer de 3,5 millions de km² est l'un des points chauds de la planète. La Chine revendique environ 90 % de la zone via sa « ligne en neuf traits » (nine-dash line), une carte historique de 1947. Cette revendication empiète sur les ZEE de plusieurs pays : Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei, Taïwan. En 2016, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye a donné raison aux Philippines, invalidant les prétentions chinoises, mais Pékin a rejeté la sentence. La Chine a construit des bases militaires sur des îlots (ex. : île de Fiery Cross) et militarise la zone. Les États-Unis mènent des patrouilles de « liberté de navigation » pour contester les revendications chinoises. Cet espace est aussi riche en ressources : pétrole, gaz et poissons.

L'Arctique

Le réchauffement climatique fait fondre la banquise, ouvrant de nouvelles routes maritimes (passage du Nord-Ouest, route maritime du Nord) et donnant accès à des ressources (pétrole, gaz, minerais rares). Cinq États riverains (Russie, Canada, États-Unis, Danemark via le Groenland, Norvège) revendiquent l'extension de leur plateau continental au-delà de 200 milles, auprès de la Commission des limites du plateau continental de l'ONU. La Russie a déposé une demande en 2015 pour étendre sa souveraineté sur une vaste zone incluant le pôle Nord. Les tensions sont vives, mais pour l'instant, le cadre de la CNUDM et le Conseil de l'Arctique (créé en 1996) permettent une gestion pacifique relative. Toutefois, la militarisation s'accélère : la Russie a rouvert des bases soviétiques, et l'OTAN mène des exercices.

Débats et controverses autour des espaces maritimes

Le droit de la mer est un équilibre fragile entre les intérêts des États côtiers et la liberté de navigation. Plusieurs débats animent la communauté internationale :

  • La liberté de navigation vs la souveraineté : les États-Unis défendent une liberté quasi absolue, tandis que des pays comme la Chine ou l'Iran imposent des restrictions (ex. : détroit d'Ormuz, où l'Iran menace de bloquer le passage).
  • L'extension du plateau continental : certains États (ex. : Australie, Argentine) cherchent à étendre leur juridiction au-delà de 200 milles, ce qui réduit la haute mer, patrimoine commun de l'humanité.
  • La protection de l'environnement : la création d'aires marines protégées (ex. : sanctuaire de Ross en Antarctique) entre en conflit avec les intérêts économiques (pêche, exploration minière).
  • Les ressources minérales des grands fonds : les nodules polymétalliques et les encroûtements cobaltifères suscitent des convoitises. L'Autorité internationale des fonds marins (créée en 1994) encadre l'exploration, mais les règles d'exploitation sont encore en débat.

Conseils pour le bac HGGSP

Pour réussir l'épreuve, voici quelques pistes :

Pour la dissertation

Tu dois mobiliser des connaissances précises sur les espaces maritimes HGGSP. Structure ta copie autour d'un plan dialectique ou thématique. Par exemple, pour le sujet « Les espaces maritimes : enjeux de puissance et de coopération », tu pourrais traiter : 1) les ressources et les routes, sources de rivalités ; 2) la régulation par le droit de la mer ; 3) les perspectives de coopération (Arctique, lutte contre la piraterie). N'oublie pas d'utiliser des études de cas (mer de Chine, Arctique, détroit d'Ormuz) et de citer des acteurs (États, ONU, ONG).

Pour l'étude critique de documents

Analyse la nature du document (carte, discours, texte juridique). Par exemple, une carte des ZEE en Arctique peut montrer les revendications des États riverains. Tu dois confronter les documents et dégager les tensions géopolitiques. Utilise le vocabulaire spécifique : souveraineté, juridiction, ZEE, plateau continental, etc.

Pour le Grand oral

Tu peux choisir un sujet lié aux espaces maritimes, par exemple « En quoi l'Arctique est-il un nouveau terrain de rivalités entre les grandes puissances ? » ou « La mer de Chine méridionale : un laboratoire des tensions géopolitiques contemporaines ». Explique les acteurs, les enjeux et les perspectives. Montre ta capacité à croiser les regards (historique, géographique, politique).

Pour approfondir, consulte nos cours complets, nos cartes et nos fiches mémo. Tu peux aussi trouver des ressources complémentaires sur AlloLycée.

Conclusion

Les espaces maritimes sont bien plus que de simples étendues d'eau : ce sont des territoires disputés, des routes vitales et des réservoirs de ressources. En HGGSP, tu dois comprendre les règles qui les régissent (CNUDM), les acteurs qui s'y affrontent (États, organisations) et les débats qui les animent (souveraineté vs liberté, exploitation vs protection). Avec une bonne maîtrise des exemples (mer de Chine, Arctique) et une analyse nuancée, tu seras prêt pour le bac. N'oublie pas : les océans sont l'avenir de la planète, et leur géopolitique est passionnante !

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Questions fréquentes

Quels sont les principaux espaces maritimes à connaître pour le bac HGGSP ?

Il faut maîtriser la mer de Chine méridionale, l'Arctique, le détroit de Malacca, le détroit d'Ormuz et le golfe de Guinée. Ces zones illustrent les enjeux de souveraineté, de ressources et de routes commerciales.

Qu'est-ce que la ZEE en HGGSP ?

La zone économique exclusive (ZEE) s'étend jusqu'à 200 milles marins des côtes. L'État côtier y a des droits souverains sur les ressources naturelles, mais la liberté de navigation est maintenue. C'est une notion clé pour comprendre les conflits maritimes.

Comment réviser les espaces maritimes pour le bac HGGSP ?

Utilise des cartes mentales, des fiches mémo et des études de cas. Apprends les dates clés (CNUDM 1982, sentence de 2016 sur la mer de Chine). Entraîne-toi à analyser des documents (cartes, discours) et à rédiger des dissertations.

Quels sont les acteurs majeurs des espaces maritimes ?

Les États côtiers (Chine, États-Unis, Russie, France), les organisations internationales (ONU, Autorité internationale des fonds marins), les entreprises (pêche, hydrocarbures) et les ONG environnementales.

Quelle est la différence entre eaux territoriales et ZEE ?

Les eaux territoriales (12 milles) sont sous souveraineté pleine de l'État côtier, tandis que la ZEE (200 milles) confère des droits souverains sur les ressources mais pas de souveraineté totale. La navigation y est libre.

Pourquoi l'Arctique est-il un enjeu géopolitique ?

Le réchauffement climatique ouvre de nouvelles routes maritimes et donne accès à des ressources. Les États riverains (Russie, Canada, etc.) revendiquent l'extension de leur plateau continental, créant des tensions.

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