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Nouveaux espaces de conquête HGGSP : la checklist pour réussir

4 juillet 2026 7 min de lecture

Tu le sais peut-être déjà, le programme de HGGSP en Terminale t'invite à explorer des thématiques qui bouleversent les équilibres mondiaux. Parmi elles, l'axe sur les nouveaux espaces de conquête (mers, espace, cyberespace) est un incontournable. Pourquoi ? Parce qu'il illustre parfaitement comment la puissance et la souveraineté se redéfinissent au XXIe siècle. Dans cet article, je te propose une checklist complète pour aborder ce chapitre sereinement : définitions clés, exemples précis, conseils méthodologiques et même une FAQ pour anticiper tes révisions. Prêt à conquérir ces espaces ? C'est parti.

1. Les nouveaux espaces de conquête : de quoi parle-t-on exactement ?

Avant toute chose, il faut poser les bases. Les nouveaux espaces de conquête désignent des milieux qui, bien qu'existants depuis longtemps, sont devenus des enjeux géopolitiques majeurs récents. Ils se caractérisent par une absence de souveraineté étatique claire, une accessibilité technologique croissante et une forte conflictualité potentielle. Le programme HGGSP en distingue trois : les mers et océans, l'espace extra-atmosphérique et le cyberespace.

1.1. Les mers et océans : un espace convoité

Les mers et océans couvrent 71 % de la surface terrestre. Longtemps considérés comme des espaces de libre circulation, ils sont aujourd'hui l'objet de rivalités intenses. La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS, 1982) a instauré un cadre juridique : les États disposent d'une zone économique exclusive (ZEE) jusqu'à 200 milles marins (370 km) de leurs côtes. Mais cette règle est contestée, notamment en mer de Chine méridionale, où la Chine revendique des droits historiques qui empiètent sur les ZEE de ses voisins (Vietnam, Philippines, etc.). L'affaire des îles Spratleys illustre ces tensions : en 2016, la Cour permanente d'arbitrage a donné raison aux Philippines, mais Pékin a rejeté la sentence. Les mers sont aussi cruciales pour les routes commerciales (90 % du commerce mondial transite par voie maritime) et les ressources (hydrocarbures, nodules polymétalliques).

1.2. L'espace extra-atmosphérique : la nouvelle frontière

Depuis le lancement de Spoutnik (1957), l'espace est un enjeu de prestige et de puissance. Le traité de l'espace (1967) interdit l'appropriation nationale et les armes de destruction massive, mais pas les armes conventionnelles. Aujourd'hui, les États-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde et l'Union européenne (via l'Agence spatiale européenne) développent des capacités militaires orbitales. La création de la Space Force américaine en 2019 officialise la militarisation. Par ailleurs, l'espace est vital pour les télécommunications, la navigation (GPS, Galileo) et l'observation terrestre. Les débris spatiaux (plus de 34 000 objets de plus de 10 cm) menacent les satellites, créant une tragédie des biens communs.

1.3. Le cyberespace : une guerre invisible

Le cyberespace géopolitique est un espace immatériel où s'affrontent États, entreprises et hackers. Il n'a pas de frontières physiques, ce qui complique la souveraineté. Les cyberattaques peuvent viser des infrastructures critiques (centrales électriques, réseaux bancaires) ou déstabiliser des démocraties (ingérence électorale). L'attaque NotPetya (2017), attribuée à la Russie, a paralysé des entreprises ukrainiennes et mondiales. La cyberguerre est souvent asymétrique : de petits États ou des groupes non étatiques peuvent menacer des grandes puissances. Les normes internationales (comme le rapport du Groupe d'experts gouvernementaux de l'ONU, 2013) peinent à s'imposer.

2. Les acteurs et leurs stratégies de conquête

Pour réussir ce chapitre, il faut identifier les principaux acteurs et leurs logiques.

2.1. Les États : puissance et souveraineté

Les États restent les acteurs centraux. Ils cherchent à étendre leur influence via des stratégies de soft power (coopération scientifique, alliances) et de hard power (militarisation, dissuasion). Par exemple, la Chine déploie sa route de la soie maritime (Belt and Road Initiative) pour sécuriser ses approvisionnements et projeter sa puissance. Dans l'espace, elle a lancé sa propre station spatiale (Tiangong, 2021) et développe des satellites de navigation (Beidou). Les États-Unis, de leur côté, imposent leur leadership via la NASA et le commandement spatial. Dans le cyberespace, les États mènent des opérations offensives et défensives : la NSA américaine, le GCSB britannique ou l'ANSSI française.

2.2. Les acteurs non étatiques : entreprises et hackers

Les entreprises privées jouent un rôle croissant. Dans l'espace, SpaceX (Elon Musk) révolutionne les lancements avec ses fusées réutilisables et déploie la constellation Starlink (plus de 4 000 satellites en 2024), offrant une connectivité mondiale mais soulevant des questions de souveraineté. Dans le cyberespace, les géants du numérique (Google, Meta, Microsoft) détiennent des données massives et influencent les opinions. Les hackers, qu'ils soient activistes (Anonymous) ou criminels (rançongiciels), déstabilisent les États.

L'ONU, via l'Union internationale des télécommunications (UIT) ou le Bureau des affaires spatiales, tente de réguler ces espaces. Mais les négociations sont lentes face aux intérêts nationaux. Des ONG comme l'Internet Society défendent un cyberespace libre et ouvert, tandis que d'autres alertent sur la militarisation.

3. Les enjeux géopolitiques et les débats

Ce chapitre est riche en controverses qu'il faut connaître pour briller en dissertation.

3.1. La question de la gouvernance

Qui doit réguler ces espaces ? Les États-Unis prônent un cyberespace libre (doctrine Clinton, années 1990), tandis que la Chine et la Russie défendent la souveraineté numérique (cybersouveraineté). Dans l'espace, le traité de 1967 est fragilisé par les projets d'exploitation minière (astéroïdes) et les armes antisatellites (test russe en 2021). En mer, la Chine conteste le droit international en s'appuyant sur sa puissance.

C'est le cœur du sujet. Les deux superpuissances s'affrontent dans tous ces espaces : en mer de Chine, dans l'espace (course à la Lune, Mars) et dans le cyberespace (espionnage, sabotage). Cette rivalité redessine les alliances et crée des tensions multipolaires.

3.3. Les défis éthiques et environnementaux

La conquête spatiale génère des débris, la pollution lumineuse et des risques de conflit. Le cyberespace pose des questions de vie privée, de surveillance de masse et de désinformation. Les mers subissent la surpêche, la pollution plastique et le réchauffement climatique. Ces enjeux sont souvent abordés dans les sujets de bac.

4. Conseils méthodologiques pour réussir l'épreuve

Voici comment aborder ce thème dans tes copies.

4.1. Pour la dissertation

Construis un plan dialectique ou thématique. Par exemple, pour le sujet « Les nouveaux espaces de conquête sont-ils des facteurs de paix ou de conflit ? » :
- I. Des espaces de coopération (droit de la mer, station spatiale internationale, gouvernance multipartite du web)
- II. Mais aussi des espaces de rivalités (militarisation, cyberguerre, conflits de ZEE)
- III. Vers une gouvernance renouvelée ? (rôle des acteurs non étatiques, nécessité de traités).
Utilise des exemples précis : le traité sur la haute mer (2023, première fois qu'il est signé), l'accord Artemis (2020, États-Unis et partenaires pour l'exploration lunaire), la convention de Budapest sur la cybercriminalité (2001).

4.2. Pour l'étude critique de document(s)

Analyse un document (carte, texte, graphique) en le contextualisant. Par exemple, une carte des câbles sous-marins montre la domination américaine (Google, Facebook) et les points de vulnérabilité. Identifie la source, le message, les limites. Croise avec tes connaissances : la route de la soie maritime, le projet Starlink.

4.3. Pour le Grand Oral

Choisis une question précise, comme « En quoi la cybersécurité est-elle un enjeu de souveraineté pour les États ? ». Présente un cas concret : l'attaque du ransomware Colonial Pipeline (2021) qui a paralysé les États-Unis. Explique les acteurs, les conséquences, les solutions (coopération internationale, régulation). Montre que tu sais nuancer.

5. Conclusion : ouvre-toi à ces nouveaux horizons

Les nouveaux espaces de conquête sont un thème passionnant et central en HGGSP. Ils te permettent de comprendre les dynamiques géopolitiques contemporaines tout en développant une réflexion critique. N'oublie pas de t'appuyer sur les cours, les cartes et les fiches mémo disponibles sur AlloHGGSP. Et si tu veux approfondir tes révisions, jette un œil aux ressources de AlloLycée et AlloBac. Tu as toutes les clés en main pour réussir. Alors, prêt à conquérir ces espaces ?

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Questions fréquentes

Quels sont les trois nouveaux espaces de conquête en HGGSP ?

Ce sont les mers et océans, l'espace extra-atmosphérique et le cyberespace. Chacun pose des enjeux de souveraineté, de puissance et de coopération.

Qu'est-ce que la ZEE et pourquoi est-elle importante ?

La zone économique exclusive (ZEE) s'étend jusqu'à 200 milles marins des côtes. L'État côtier y a des droits souverains sur les ressources, ce qui en fait un enjeu de conflit, notamment en mer de Chine.

Quel traité régit l'espace extra-atmosphérique ?

Le traité de l'espace de 1967 interdit l'appropriation nationale et les armes de destruction massive, mais il n'interdit pas les armes conventionnelles, ce qui permet la militarisation.

Qu'est-ce que la cybersouveraineté ?

C'est la doctrine selon laquelle un État a le droit de contrôler l'internet sur son territoire, défendue par la Chine et la Russie, en opposition à la vision d'un cyberespace libre.

Comment réviser ce thème pour le bac ?

Utilise les fiches mémo, les cartes et les cours d'AlloHGGSP. Entraîne-toi avec des sujets de dissertation et d'étude critique de documents. N'oublie pas de t'appuyer sur des exemples précis comme la mer de Chine ou Starlink.

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